Films vus en 2019

Douleur et gloire de Almodóvar avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia, Nora Navas, Pénélope Cruz ....  Vu le 21/05/2019

Processus de création bloqué, repli sur soi dans un appartement sombre entouré des oeuvres d'art acquises au temps de la gloire, accumulation des maux qui acccompagnent le vieillissement, vie sentimentale en berne, Salvador Mallo (Antonio Banderas) cinéaste à succès n'en peut plus, la douleur le submerge, en témoigne cette très belle scène de début du film où il reste immobile sur une chaise au fond de la piscine... 

Dans ce film Almodóvar  projette sa vie au travers de son double, Salvador mais une vie doublement travestie et par le réalisateur et par l'acteur.
Almodóvar nous entraîne dans son enfance au sein d'une famille pauvre avec une mère adorée, son refuge dans les livres, son passage par un collège religieux, ses premiers émois à la vue d'un sexe masculin, sources de son art.  Puis  le succès d'un premier film coïncidant avec la première rupture homosexuelle et la dégringolade liée à la mort de la mère, le tout sans suite réellement chronologique mais au fur et à mesure que remontent les souvenirs. La drogue sera-t'elle une solution pour s'en sortir ? Non, et même s'il ne se sent pas de reprendre les tournages qui sont une épreuve physique c'est par l'écriture qu'il va surmonter ses douleurs psychiques engendrant d'ailleurs les rencontres lui permettant de solder le passé et de reprendre sa vie en main..

Toujours les ambiances très colorées qui sont la marque d'Almodóvar et une photographie superbe notamment lorsqu'elle sonde le visage de Salvador (Extraordinaire Antonio Banderas)  ou qu'elle sublime Pénélope Cruz (la mère de Salvador enfant), c'est toutefois un film qui laisse un peu sur sa faim moins captivant que les précédents tout en étant profond sur les aspects autobiographiques qui expliquent la genèse de l'artiste et l'éphémère du succès, il nous permet aussi de rentrer dans l'intime d'un réalisateur qui avec le recul de la vieillesse tourne un film sur le sens de la vie.

Un bon film même si l'on aurait souhaiter dire un très bon film.

 

Nous finirons ensemble de Guillaume Canet avec François Cluzet, Marion Cotillard, Gilles Lelouche, Laurent Lafitte....  Vu le 30/04/2019

Un bon moment de divertissement que "Nous finirons ensemble" avec les retrouvailles de la bande de potes des " Petits mouchoirs" . Depuis 10 ans, ils se sont perdus de vue et leurs destinées ont évolué. Max (François Cluzet) en instance de divorce est ruiné, n'a évidemment rien dit à personne, ni à sa femme Véronique (Valérie Bonneton)  ni même à sa nouvelle compagne Sabine ( Clémentine Baert) et a mis la fameuse maison du Cap Ferret en vente. Il a rendez-vous avec un agent immobilier lorsque toute la bande débarque à l'improviste pour fêter ses 60 ans...Marie (Marion Cotillard) ne s'est jamais remise de la mort de Ludo et sombre plus ou moins dans l'alcool tout en s'occupant à peine de son fils Nino.  Eric, (Gilles Lellouche), est encombré par sa fille de quelques mois qu'il confie à une nounou mais c'est lui qui va sauver la situation en trouvant une autre maison et en faisant croire aux autres que c'est Max qui l'a louée... mais la vérité finit toujours par éclater...La situation est évidemment propice à toute une suite de gags dont certains sont irrésistibles et déclenchent le fou rire, c'est du aussi à la performance de Laurent Lafitte dans le rôle d'Antoine.  On se laisse entraîner dans cette semaine de vacances-retrouvailles même si entre certaines scènes inoubliables comme celle du saut en parachute le film paraît s'étirer doucement entre scènes de beuverie qui permettent de découvrir les failles cachées de chacun et scènes sentimentales qui recomposent les couples...C'est particulièrement bien joué par l'ensemble des acteurs qui prennent un plaisir évident à se retrouver et les paysages du bassin d'Arcachon sont magnifiquement photographiés.
Bref ne gâchons pas le plaisir, c'est un film de détente à consommer sans modération.

Sibel de Gagla Zencirci et Guillaume Giovanetti avec Damla Sönmnez....  Vu le 02/04/2019

 

N'ayant pas le temps de faire un compte rendu je mets ici celui de Cinématogrill du 8 mars 2019 qui correspond au mieux à ce que j'ai ressenti.
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Sibel "raconte l’histoire d'une jeune femme et fille du chef d’un village perché en haut d’une montagne Turque dont on comprend vite que sa mère et morte et que sa sœur ne l’apprécie pas vraiment. Sibel a la particularité d’être muette et de ne communiquer que par des sifflements, une forme de langage ancestral . Son moyen de communication n’est compris que par ses proches, ce qui lui rend difficile tout échange avec l’extérieur elle est donc considérée comme une handicapée et portant le mauvais œil par les gens de son village, Sibel vit sauvagement entre son travail dans les champs et la chasse. Elle ne quitte presque jamais son fusil qui constitue son arme et sa force face aux aggressions extérieures. Alors qu’elle a pour ambition de chasser un loup qui terrorise le village afin de s’accorder la faveur et le respect de ses habitants, elle découvre dans la forêt un jeune homme « terroriste » recherché par les autorités. Au lieu de dénoncer le fugitif, Sibel décide de l’aider et va connaître à ses côtés un relationnel ainsi qu’un éveil des sens qui lui étaient alors inconnus jusqu’ici.

L’intérêt du film est de nous présenter une société machiste dominée par les hommes au sein de laquelle règne en maître le ragot et le mariage, arrangé par une "marieuse" et fruit d'une pesante obligation sociale. Pour Sibel, c’est différent puisque son ‘handicap’ la rend hors norme et non promise au mariage. C’est ainsi qu’elle gagne en liberté et doit apprendre à lutter perpétuellement contre le regard et rejet des autres.

Sibel est une réalisation crue, sans musique où le langage corporel est le seul moyen d’existence du personnage. À ce titre, Il faut saluer la performance de l’actrice Damla Sönmez qui parvient à tout nous faire ressentir grâce à son expression corporelle. Elle incarne un personnage affranchi qui de soumise va choisir de dire non. Sibel parle d’une femme forte et dresse le portrait étonnant d’un personnage éminemment cinématographique. Entre relation familiale, société turque, place de la femme, éveil de l’amour et jeunesse fougueuse, le film nous emporte. C’est à la fois une surprise et une réussite qui pose question : comment une nouvelle génération peut-elle s’affranchir des normes d’une société patriarcale et plus particulièrement quel rôle les femmes doivent et peuvent jouer dans ce changement ?"

Le mystère Henri Pick de Rémi Bezançon avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon ....  Vu le 12/03/2019

 

Une jeune éditrice, Daphné (Alice Isaaz) fait une découverte improbable dans une bibliothèque du Finistère qui possède une salle spécialisée dans les romans refusés par les éditeurs, le manuscrit d'un certain Henri Pick, Les dernières heures d'une histoire d'amour, qui publié devient un succès considérable. Or Henri Pick était un pizzaiolo breton qui semble-t'il ne lisait pas, notamment le poête Pouchkine dont la mort en duel est au centre du roman  et n'aurait donc jamais écrit une ligne.

Avait-il une double vie c'est ce que pensent sa femme Madeleine (Josiane Stoleru)  et sa fille Joséphine (Camille Cottin) . 

Le critique littéraire Jean Michel Rouche (Fabrice Luchini) a donc des doutes et pressent une arnaque littéraire, il va partir à la quête de l'énigmatique Henri Pick qui a emporte son secret dans la tombe et sera aidé par Joséphine qui préfère surveiller de près Rouche dans cette enquête qui nous fait découvrir à vélo ou en voiture les magnifiques paysages de la presqu'ile de Crozon. Indices et contre-indices s'accumulent et orientent l'enquête vers  Daphné et son copain, un jeune écrivain Frédéric Kosta (Bastien Bouillon) dont le premier roman, La baignoire, a été un four.
Adapté du roman éponyme de David Foenkinos, Le mystère Henri Pick, se laisse voir surtout pour le duo Luchini-Cottin qui fonctionne à merveille et pour la qualité des dialogues, certaines répliques sur l'oeuvre de Marguerite Duras sont irrésistibles, et sur le pouvoir de la communication pour promouvoir une oeuvre.  Malheureusement la fin est un peu décevante et fait penser à l'émission "Les cinq dernières minutes" où l'on vous explique tout...

Un bon divertissement mais sans plus.

Grâce à Dieu de Fançois Ozon avec Melvil Poupaud, Denis Menochet, Swann Arlaud ....Vu le 26/02/2019 

 

C'est un film à charge  sur les agissements pédophiles de prêtres dans l'église et de l'omerta que fait régner la hierarchie sur le sujet au moyen de maneuvres dilatoires et d'absence de sanction des prêtres en cause. Mais, et c'est tout le talent de François Ozon, c'est aussi un magnifique plaidoyer sur les victimes et la libération de la parole qui leur redonne la force d'affronter leur passé, les incompréhensions et même ruptures familiales, leur mal être profond. Le film est particulièrement bien documenté sur l'affaire du prêtre Bernard Preynat et du Cardinal Barbarin qui agite la région lyonnaise encore actuellement car toujours devant la justice. 

Alexandre (Melvil Poupaud), jeune cadre et père de famille nombreuse, catholique pratiquant se rend compte que celui dont il a été victime aux scouts d'actes pédosexuels est toujours en poste et continue à cotoyer des enfants.  Malgré ses lettres au cardinal, ses rencontres avec lui, rien n'est fait et il se décide à porter plainte même si celle-ci est irrecevable car les faits sont prescrits, mais cette plainte est le début d'une  chaîne qui fait que d'autres victimes du même prêtre vont à leur tour se manifester, notamment François (Denis Menochet) dont l'engagement dans la petite association "La parole libérée" canalise la haine qui est remontée avec les souvenirs enfouis et  Emmanuel (Swann Arlaud) l'écorché vif, psychologiquement atteint par le traumatisme des caresses du père Preynat. Une des grandes forces du film est de montrer que la parole  n’efface rien mais permet de donner corps à une souffrance et de dédiaboliser la culpabilité inconsciente notamment en se rendant compte qu'on est pas la seule victime. 

Ce n'est peut-être pas le film magistral que vante l'affiche mais c'est un très bon film porté par d'excellents acteurs, à voir.

Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ? de Philippe de Chauviron avec Chantal Lauby, Christian Clavier ....Vu le 05/02/2019 

 

"La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer" , les 4 gendres de la famille Verneuil ont décidé de quitter avec femme et enfants la France, pour Israël, pour la Chine, l'Algérie et même l'Inde avec Bollywood. Cette décision est intolérable pour Marie et Claude Verneuil qui vont mettre en oeuvre toute une série de stratagèmes pour les retenir, bien aidés d'ailleurs par le mariage surprise de Viviane, la fille de la famille Koffi.

C'est toujours difficile de faire une suite aussi réussie que le premier opus et c'est ici le cas.

On rit un peu certes à cette entreprise d'autodérision sur les comportements caricaturaux du racisme ordinaire, de l'intolérance,  du soupçon sur l'étranger, mais on reste sur sa faim malgré les magnifiques paysages du Val de Loire. Christian Clavier est toujours ce vieux réac qui par nécessité devient un peu plus tolérant voire moralisateur, Chantal Lauby incarne superbement le sens de la famille qui a fini par intégrer la diversité et qu'elle ne veut pas voir se déliter, les gendres sont égaux à eux-mêmes, on peut regretter que leurs femmes aient des rôles un peu trop anecdotiques et Pascal Nzonzi se remet difficilement du grand coup sur la tête qui l'a assommé.

Un film que l'on peut voir sans trop en attendre...

 

La Mule  de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburn, Diane West, Alison Eastwood ....Vu le 29/01/2019 

 

"Je pouvais tout acheter mais je ne pouvais pas acheter le temps" c'est par ce constat désabusé que Clint Eastwood, Earl, termine son film où il se met en scène en vieillard décrépit, solitaire ayant tout raté, sa vie professionnelle et surtout sa vie familiale, divorcé, son ex-femme, sa fille et partiellement sa petite fille ne lui parlent plus et ne veulent plus le voir. Approché par hasard par un cartel mexicain, il va accepter de convoyer un colis et tombe dans l'engrenage et devient une mule qui enchaîne les trajets. Le gang ayant trouvé la mule quasiment insoupçonnable, même aux yeux de l'Agence fédérale de lutte contre la drogue, lui confie des chargements de plus en plus lourds, qui rapportent évidemment des sommes de plus en plus importantes à Earl qui ainsi peut s'offrir un véhicule neuf, racheter son exploitation, aider ses amis anciens combattants et utiliser cet argent à se rapprocher de sa famille et même pour cela, aller jusqu'à  braver les interdits dictés par le cartel. 

Film nostalgique, le flamboyant cow-boy justicier qui nous a tant séduit a troqué, hélas, son cheval pour une mule. Au soir de sa vie Clint Eastwood (88 ans) appuie sur les valeurs de la famille et de l'honneur, c'est sans doute partiellement auto-biographique puisqu'il fait jouer sa fille par sa propre fille Alison comme une sorte de repentir. On ne s'ennuie pas, on admire certes la performance d'un acteur qui continue à nous séduire mais le souffle comme le propos se sont affaiblis.

Les invisibles  de Louis-Julien Petit avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky, Déborah Lukumuena....Vu le 15/01/2019 

Constat amer, j'ai bien peur qu'après la projection de ce film ce film "Les invisibles" ces femmes SDF continuent hélas à rester invisibles.*

Le parti pris de Louis-Julien Petit est de traiter en comédie un sujet de société, l'extrème dénuement, en espérant peut-être que montrer ces femmes dont la vie se résume en deux sacs portés à bout de bras et qui sont ballotées d'accueil de jour en accueil de nuit quand il y a de la place va avoir un impact positif sur le regard qu'on peut porter sur ces "clochardes" qui ont eu une vie, un travail,  avant la rue.
L'Envol, un foyer d'accueil de jour pour femmes qui y viennent trouver une douche, un café, quelques heures de repos et un peu de chaleur humaine auprès des travailleuses sociales et des bénévoles va fermer au nom de la sacro-sainte rentabilité. Manu (Corinne Masiero) et Audrey (Audrey Lamy) responsables du centre décident de désobéir aux régles et d'acceuillir les femmes de nuit et de leur faire retrouver leur dignité en créant des ateliers thérapeutiques qui leur permettront de retrouver leurs compétences antérieures et de pousser celles qui se cachent derrière des pseudos comme  Lady Di, Brigitte Macron, Edith Piaf ....à retrouver leur identité et ainsi rencontrer de potentiels employeurs.
Mais la désobéissance civile se heurte à l'intransigeance des réglements...

Derrière les répliques et les situations qui font rire la salle on peut toutefois voir la critique de notre système d'aide sociale où l'on crée certes des foyers aseptisés  mais à 50 km du centre ville (exclusion supplémentaire),  où la population se protège en mettant des protections  sur les pas de portes pour empêcher qu'on vienne y dormir, où l'assistante sociale en chef fait dégager le terrain publique des tentes qui ont été implantées et fait fermer l'Envol sans vouloir essayer de comprendre, le règlement c'est le règlement. Parallèlement certes il y a l'humanité des travailleuses sociales ou même celle d'une bénévole qui par sa trop grande implication va mettre en jeu sa vie de famille.
C'est joué avec beaucoup de naturel notamment par ces femmes dont le rôle est inspiré de leur propre vie et qui ont connu la précarité en synergie positive avec les acteurs professionnels. Voilà, ce film montre encore une fois une facette de notre société qui n'est pas bien belle et qui nous arrange si elle continue à rester cachée.

* Une  enquête de l'INSEE en 2012 a indiqué qu'il y avait 140 000 SDF en France dont environ 25% de femmes, depuis il est vraisemblable que ce nombre a augmenté.

Edmond d'Alexis Michalik,  avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Mathilde Seignier, Clémentine Célarié, Alice  de Lencquesaing... Vu le 08/01/2019

Un film rare…Alexis Michalik adapte sa pièce à succès au grand écran, une pièce qui éclaire la genèse du grand chef d’œuvre du théâtre français, Cyrano de Bergerac  d’Edmond Rostand*.
Dans le Paris de 1897 où s’affrontent Dreyfusards et Antidreyfusards, pacifistes ou revanchards, traditionalistes et modernistes, un jeune auteur, Edmond Rostand, versificateur particulièrement doué mais démodé et qui vient de connaître un échec cuisant  avec  La princesse lointaine malgré la présence de Sarah Bernhardt, se voit entraîné à écrire une pièce en vers pour l’acteur Coquelin qui veut sauver son théâtre et ce en quelques jours...

Michalik nous entraîne alors dans cette fièvre créatrice d’un théâtre de bric et de broc où l’on répète le 1er acte d’une pièce dont les suivants ne sont pas encore écrits, où décors et costumes sont pitoyables, où les exigences des producteurs et des acteurs menacent de faite capoter la pièce ou d’en faire un four mémorable. L’inspiration, Edmond la trouve au café tenu par Honoré ou en aidant son ami acteur Léo amoureux d’une costumière Jeanne et qu’il va sublimer en Roxane, celle dont Cyrano au visage ingrat affublé d’un grand nez est secrètement amoureux mais qui prête sa voix et sa plume au beau Christian d’où la fameuse scène du balcon et la scène finale de la lettre.

 

Comment ce four annoncé devient un succès fulgurant, c’est ce que retrace le film avec une pléiade d’acteurs tous excellents et qui réussissent également à faire passer tout le « panache » ou  l’émotion que recèlent les principales scènes de la pièce.
Un film à voir et que l’on recommande aussi aux collégiens ou lycéens  pour une approche non rébarbative du théâtre classique. 

 

 La pièce est jouée quatre cents fois de décembre 1897 à mars 1899 et atteint la millième en 1913. 150 000 exemplaires du texte sont rapidement vendus en France et traduits dans de nombreux pays. Pour la seule année 1898, la pièce rapporte une recette de 2 286 000 francs, un chiffre d’affaires jamais atteint par un théâtre. 

Cyrano malgré la difficulté du rôle, 1700 vers à apprendre, a été joué par les plus grands acteurs, Jean Piat, Jacques Weber, et au cinéma par Gérard Depardieu en 1990.

 

Edmond Rostand écrira encore un pièce à succès L'Aiglon avec à nouveau Sarah Bernhardt en 1900. Il décèdera en 1918 à 50 ans sans doute de la grippe espagnole et  sans avoir retrouvé le succès., sa pièce de 1910, Chantecler très attendue n'étant pas à la hauteur des espérances.